Aujourd’hui, exceptionnellement, je vais arrêter de parler tout seul car c’est important pour ma santé mentale. Pour cela, je me suis fait aider de
Cécile et
Sarah,
deux orthophonistes qui ont souhaité se spécialiser dans le traitement du bégaiement.
Pourquoi cette interview ? Il faut savoir que les élèves orthos étudient un grand nombre de pathologies de la parole et que le bégaiement ne représente qu’une quinzaine d’heures de cours durant leur formation. Certaines choisissent donc, après leur formation initiale, de compléter leurs connaissances sur le bégaiement et de se « spécialiser » dans ce trouble.
Mais finalement, on ne sait pas trop ce qu’est une ortho « spécialisée dans le bégaiement » et ce qui se passe dans son cabinet.
Je trouvais donc utile de pouvoir éclairer les personnes susceptibles de les consulter. Cécile et Sarah ont deux profils différents et cela m’intéressait de confronter leurs visions. Cécile est une ortho aguerrie, qui s’est beaucoup formée sur le bégaiement, est déléguée régionale de l’Association Parole Bégaiement et s’implique activement dans l’association. Sarah exerce en Suisse, près de Lausanne. Elle est logopédiste depuis seulement 5 ans et prépare le D.U « Bégaiement et troubles de la fluence de la parole ».
Toutes 2 sont membres de l’
Association Parole Bégaiement, d’où les références faites à l’association. Ce n’est pas un coup de pub mais juste une réalité. L’APB permet aux orthos de retrouver de nombreuses thérapeutes qui font référence dans le monde du bégaiement et de s’enrichir au contact des enfants, ados et adultes qui bégaient.
L’exercice de l’interview est difficile et elles ont un peu hésité à me répondre. En tant que thérapeutes, elles n’ont pas la liberté de ton d’un blogueur et ne peuvent pas tout dire ou évoquer trop précisément leurs expériences avec les patients.
L’idée n’est donc pas « Cécile et Sarah vont vous apprendre la vie et vous faire un cours magistral sur le bégaiement» mais plutôt
« Sarah et Cécile vont vous faire partager, en toute humilité et dans une optique d’échange, leur vécu et leurs ressentis. »
Je les remercie de leur confiance et j’espère que leurs réponses permettront de mieux informer les parents d’enfants qui bégaient et les élèves orthos (qui sont de plus en plus nombreuses à vouloir faire leur mémoire sur le bégaiement et c’est une excellente chose !).
Voici les 5 questions que j’ai posées à Cécile et Sarah :